Bilan : l'accès aux médias audiovisuels - Plateformes et enjeux

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Après avoir publié des bilans sur la télévision (2010 et 2013), la radio (2011) et les nouveaux médias (2012), le CSA a consacré en 2016 son nouveau rapport sectoriel aux plateformes de distribution, dont les lignes de force ont été présentées à l'occasion de son colloque « Le message, c'est la plateforme ! » le 10 mars dernier.

 

 

Cette nouvelle publication décrit tout d’abord l'offre de distribution audiovisuelle – sur plateformes « traditionnelles » et sur Internet – disponible à ce jour en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB). Elle définit le concept de distributeur de services de médias audiovisuels (SMA) et rappelle la réglementation qui lui est applicable, que ce soit en matière de protection du public, de composition de l’offre et de promotion de la production ou encore d’obligations à l’égard des auteurs et éditeurs de SMA.

 

L’équipement et les habitudes de consommation en Belgique et plus particulièrement en FWB sont décrits au niveau de la télévision, de la vidéo ainsi que des services sonores. Si la Belgique présente un des taux de pénétration des offres de télédistribution les plus importants en Europe (plus de 95% des foyers abonnés), elle figure également parmi les pays les plus connectés et la consommation de vidéos en ligne est l’une des activités les plus répandues (37% des belges connectés ont cet usage). Le fournisseur de contenus le plus populaire pour consommer ces vidéos est YouTube, loin devant les autres plateformes. Du côté de la consommation sonore, si le streaming est en croissance et si la popularité des plateformes va grandissant (YouTube, Spotify, Deezer), la radio reste toujours en vogue.

 

Se penchant sur les enjeux importants pour le secteur, le CSA met l’accent sur les modèles économiques de la distribution des médias audiovisuels, bouleversés et repensés en fonction des évolutions de la technologie et des habitudes du consommateur. Ces évolutions se caractérisent par l’avènement des marchés dits multi-faces qui remettent en question la chaîne de valeur traditionnelle. Après avoir abordé les questions liées à l’accès aux réseaux de Proximus et des distributeurs par câble, le CSA montre en quoi la neutralité du net, qui vise à garantir des modalités équitables d’accès aux contenus, concerne de manière concrète le secteur audiovisuel. Enfin la RTBF a été interrogée sur son expérience en matière d’accès aux plateformes Internet et le développement de services et applications propres.

 

Au regard de la protection du consommateur et du public, le CSA montre comment le champ actuel de la régulation, de même que certaines règles applicables aux éditeurs et distributeurs de SMA, sont mis à l’épreuve par ce monde audiovisuel convergent, confrontés à un nouvel environnement technologique et concurrentiel. Dans ce contexte, cette publication intervenait de manière très opportune par rapport au calendrier de la révision de diverses législations européennes, dont la directive SMA.

 

Rendre le contenu accessible et visible au plus grand nombre est l’objet même de l’activité audiovisuelle. Le CSA montre que l’accès aux contenus d’intérêt public est un enjeu central de la régulation (must-carry, must be found). Les algorithmes et systèmes de recommandation utilisés par les télédistributeurs ainsi que les plateformes Internet suscitent des questionnements au regard de divers enjeux de politique publique, mais aussi au regard de l’interprétation du concept de la responsabilité éditoriale comme l’un des critères de définition du service de médias audiovisuels.

 

Différentes cartes blanches « Opinions » provenant des plateformes Internet elles-mêmes – Google/YouTube (Thierry Geerts), Samsung (Piet Sonck) ou Deezer (Fabrizio Gentile) – permettent de prendre en compte les avis de l’industrie sur lces questions. Proximus (Stéphanie Röckmann dans « face à face » avec Netflix), Be TV/VOO (Daniel Weekers), la RTBF (Fabrice Massin), la SACD (Frédéric Young), l’UER (Anne-Catherine Berg) et Nostalgie (Joël Habay) partagent également leur point de vue sur l’évolution du secteur. Des acteurs institutionnels comme le Centre du cinéma et de l’audiovisuel (Jeanne Brunfaut) ou la NICAM néerlandaise (Tiffany Van Stormbroek) complètent le tableau.

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Dernière mise à jour le 23 mai 2017